Aujourd'hui propriété privée, le château de Saint-Ouen a été élevé en 1680 sous la direction de Charles de Vigarany, alors intendant des menus plaisirs du Roi (à qui Colbert avait également commandé la création de la célèbre machine de Marly). Cet édifice a succédé à une précédente demeure seigneuriale munie d'un pont-levis, bâtie à la fin du XVIᵉ siècle par Pierre Gabriel de Mollan.
Architecture et structure extérieure
Le corps de logis principal se distingue par une tour carrée à chacun de ses angles. Sa façade nord arbore :
Un large avant-corps central qui s'avance, encadré par des pavillons à ses extrémités.
De part et d'autre, des fenêtres soulignées de chaînages composant deux travées verticales, articulées autour d'une travée centrale aux ouvertures plus étroites, elle-même couronnée par un oculus (motifs que l'on retrouve dédoublés sur les tours).
Les tours d'angle présentent des particularités marquées :
La tour Nord-Ouest : Nettement détachée du mur ouest, elle en assurait la défense grâce à une meurtrière circulaire conçue pour le tir aux armes à feu. Celle-ci dispense de la lumière sur un escalier en bois menant directement à la chapelle seigneuriale de l'église.
La tour Nord-Est : Intégrée à une aile courte s'achevant par un pignon aigu en retour d'équerre vers l'est, elle a été prolongée en 1765 par un bâtiment plus étendu.
Au XXᵉ siècle, une dépendance dotée de deux frontons triangulaires a été construite parallèlement à l'arrière. L'ensemble du logis principal est couvert par une charpente dont chaque arbalétrier constitue une ferme.
Espaces intérieurs et aménagements en sous-sol :
Sous-sol : Situées dans la partie ouest, de vraisemblables anciennes cuisines abritent trois cheminées alignées désormais inutilisées (la cheminée centrale mesurant près de trois mètres de largeur). L'ensemble repose sur des voûtes appareillées prenant appui sur les piliers séparant les arcatures.
Caves et cavités : Creusée à même la falaise calcaire, une galerie voûtée mène à une vaste cavité de forme ovoïde (environ 4 mètres de diamètre pour 7 mètres de profondeur) qui tenait vraisemblablement lieu de glacière.
Intérieur du château : L'une des pièces conserve une cheminée du XVIIᵉ siècle dotée d'une hotte droite et d'une corniche moulurée, tandis que l'aile est accueille un escalier en pierre à deux volées tournant sur la droite.
La basse-cour :
S'étendant le long de la rue principale du bourg, les édifices de la basse-cour conservent une porte en plein cintre ainsi que deux lucarnes rehaussées de frontons triangulaires. Ce sous-ensemble regroupait à l'origine le logement des fermiers, les bâtiments de servitude, une fuie (pigeonnier) et un puits.
Cette fiche n'a pas encore été récupérée par son propriétaire. Aucun message ne peut lui être envoyé pour le moment.