| Période(s) de construction | XIIIe, XVIe, XIXe |
| Époque(s) architecturale(s) | Gothique, Renaissance |
| Adresse | 1 Pl. Charles de Gaulle, 78100 Saint-Germain-en-Laye |
| Classement | Classé aux Monuments Historiques Jardin Remarquable |
Crédits photo : EXistenZ, CC BY-SA 3.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0>, via Wikimedia Commons
Le château de Saint-Germain-en-Laye domine une boucle de la Seine, dans les Yvelines, à vingt minutes de Paris. Sa silhouette de brique et de pierre, en pentagone irrégulier, cache une histoire de neuf siècles — car l'édifice actuel est le troisième bâti sur ce plateau.
Louis VI le Gros y élève une première forteresse vers 1122, pour asseoir son autorité sur les seigneurs d'Île-de-France. Saint Louis l'agrandit et fait construire entre 1230 et 1238 une chapelle de style gothique rayonnant, œuvre de Hugues de Chelles. Achevée dix ans avant la Sainte-Chapelle de Paris, elle abrita les reliques de la Passion en attendant leur transfert. C'est le seul vestige médiéval encore visible.
Les Anglais incendient le château en 1346. Charles V le reconstruit en pentagone et y installe l'une de ses bibliothèques. Puis François Ier, qui épouse Claude de France dans la chapelle en 1514 et fait de Saint-Germain sa résidence favorite, ordonne en 1539 sa transformation complète : Pierre Chambiges élève sur les fondations de Charles V un palais Renaissance.
Ce que les rois cherchaient ici, c'était la forêt pour la chasse et un air réputé excellent. Henri II poursuit l'œuvre paternelle et entreprend un second édifice sur le coteau, le Château-Neuf, achevé par Henri IV — il n'en subsiste que la Rampe des Grottes et le Mur des Lions.
Trois souverains sont nés ici : Henri II, Charles IX et Louis XIV, le 5 septembre 1638, ainsi que Marguerite de Valois, la reine Margot. Louis XIV y séjourne longuement, fait dessiner les jardins par Le Nôtre, puis quitte définitivement Saint-Germain pour Versailles le 20 avril 1682.
Il y installe alors son cousin Jacques II Stuart, roi d'Angleterre chassé de son trône, dont la cour jacobite occupera les lieux jusqu'en 1713. Suivent des usages moins glorieux : prison sous la Révolution, hôpital, école de cavalerie sous Napoléon Ier, caserne et pénitencier militaire sous Louis-Philippe.
Napoléon III le sauve en 1862 : il en confie la restauration à Eugène Millet et y crée le musée des Antiquités celtiques et gallo-romaines, inauguré en 1867. Devenu musée d'Archéologie nationale, il conserve près de trente mille objets exposés, parmi les collections les plus riches au monde. Le domaine de quarante hectares, bordant une forêt de trois mille cinq cents, est classé Jardin remarquable.
Cette fiche n'a pas encore été récupérée par son propriétaire. Aucun message ne peut lui être envoyé pour le moment.