| Période(s) de construction | XVe, XVIe |
| Époque(s) architecturale(s) | Gothique, Renaissance |
| Adresse | 41150 Chaumont-sur-Loire |
| Classement | Classé aux Monuments Historiques |
Crédits photo : Rolf Kranz, CC BY-SA 4.0 <https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0>, via Wikimedia Commons
Le château de Chaumont-sur-Loire domine le fleuve depuis un coteau, quarante mètres au-dessus des eaux, entre Blois et Amboise. Tours circulaires massives, pont-levis, chemin de ronde : il a gardé l'allure d'une forteresse malgré les embellissements de la Renaissance.
Une première place forte s'élève ici au Xe siècle, bâtie par les comtes de Blois pour défendre la frontière face à Foulques Nerra, comte d'Anjou. Louis XI la fait brûler en 1465 pour punir Pierre d'Amboise, qui s'était rangé dans la Ligue du Bien public. La reconstruction s'étale sur trois générations, de 1468 à 1510.
Le XVIe siècle y installe une rivalité restée célèbre. Catherine de Médicis achète Chaumont en 1550 — geste politique plus que sentimental, puisqu'il s'agit de surveiller de près Diane de Poitiers, favorite de son mari Henri II. La tradition veut qu'elle y ait consulté l'astrologue Cosimo Ruggieri, qui lui aurait prédit dans la tour dite de l'Astrologue le sort de ses trois fils : autant de tours, autant d'années de règne.
À la mort du roi en 1559, la reine prend sa revanche. Elle impose à sa rivale d'échanger Chenonceau, que celle-ci tenait du souverain, contre Chaumont. Diane de Poitiers n'y résidera guère, mais poursuivra les travaux et donnera au château l'essentiel de sa physionomie actuelle.
Nostradamus, Benjamin Franklin, Germaine de Staël, le sculpteur Nini y passeront au fil des siècles. Mais la dernière métamorphose vient de Marie Say, orpheline de dix-sept ans héritière d'une fortune sucrière, qui achète le domaine en 1875 et devient princesse de Broglie. Elle y mène une vie fastueuse et fait bâtir en 1877, par l'architecte Paul-Ernest Sanson, des écuries tenues pour les plus modernes et luxueuses d'Europe.
La ruine de la famille conduit à la cession du domaine à l'État. La région Centre-Val de Loire en est propriétaire depuis 2008. Le Festival international des jardins, créé en 1992, y réunit chaque année des paysagistes du monde entier autour d'un thème, et le lieu accueille des œuvres d'art contemporain dans le parc comme dans les bâtiments. L'ensemble est inscrit au patrimoine mondial au titre du Val de Loire. Il se visite : horaires, tarifs et conditions d'accès figurent sur cette fiche.
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