| Période(s) de construction | XIe, XVIe, XVIIe |
| Époque(s) architecturale(s) | Renaissance |
| Adresse | 18380 La Chapelle-d'Angillon |
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Le château de La Chapelle-d'Angillon occupe le cœur du bourg, dans le nord du Cher, entre Berry et Sologne. On l'appelle aussi château de Béthune. Un donjon carré du XIe siècle, élevé par le seigneur Gilon de Sully, en forme le noyau ; les siècles suivants y ont ajouté des corps Renaissance puis classiques.
Le lieu a une singularité politique : il fut pendant près de mille ans la résidence des princes de Boisbelle, minuscule principauté indépendante du royaume de France. Trois paroisses seulement, mais souveraines — elle ne sera rattachée qu'en 1766.
S'y succèdent les familles d'Albret, de Clèves, puis Charles de Gonzague, duc de Nevers. Maximilien de Béthune, duc de Sully et ministre d'Henri IV, rachète la principauté en 1605 : il fait construire la grande terrasse et fonde à quelques kilomètres la ville neuve d'Henrichemont, dessinée par Salomon de Brosse.
Deux figures littéraires s'y attachent. La princesse de Clèves, qui vécut ici, servit de modèle à Madame de La Fayette. Et Alain-Fournier, né dans le village en 1886, tomba au front en 1914 après avoir écrit Le Grand Meaulnes — un musée lui est consacré dans le château.
On y voit aussi une collection d'art et de costumes albanais du XVIIIe siècle, née des liens d'amitié entre la famille propriétaire et la maison royale d'Albanie, ainsi que des œuvres de Murillo et Della Robbia. Le propriétaire commente lui-même la visite.
Le site vit naître Eudes de Sully, évêque de Paris, qui décida la construction de Notre-Dame. Il se visite : horaires, tarifs et conditions d'accès figurent sur cette fiche.
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