| Période(s) de construction | XVIe |
| Époque(s) architecturale(s) | Renaissance |
| Adresse | 41 Rue des Écuries de Galiot, 46320 Assier, 46320 Assier |
| Classement | Classé aux Monuments Historiques Inscrit aux Monuments Historiques |
Crédits photo : Clenpat (Patrick Clenet), CC BY-SA 3.0 <http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/>, via Wikimedia Commons
Le château d'Assier se dresse dans le Lot, entre Figeac et Rocamadour, au cœur des Causses du Quercy. Il n'en subsiste qu'une aile — mais celle-ci suffit à mesurer ce que fut l'ensemble.
Son bâtisseur s'appelle Jacques Ricard de Genouillac, dit Galiot. Né sur place, il devient l'un des grands serviteurs de François Ier : grand écuyer de France, sénéchal du Quercy et de l'Armagnac, gouverneur du Languedoc, et surtout grand maître de l'artillerie. C'est lui qui commande les canons à Marignan en 1515, arme dont il modernise l'usage dans les armées royales.
Ses campagnes d'Italie en font un homme de la Renaissance. De retour, il entreprend entre 1518 et 1535 de reconstruire la demeure familiale dans le goût des nouveaux châteaux de plaisance. Le résultat n'a rien à envier au Val de Loire : un vaste quadrilatère fermé, quatre tours rondes aux angles coiffées de dômes à l'impériale, des lucarnes de pierre finement ouvragées.
L'aile d'entrée conservée porte un portail spectaculaire à portiques, loggias et frontons. Sa façade sur cour est ornée de deux larges frises sculptées, mêlant les emblèmes militaires du maître des lieux aux travaux d'Hercule — manière d'inscrire sa carrière dans une généalogie héroïque. À l'intérieur, l'escalier d'apparat est voûté sur croisées d'ogives.
Galiot ne s'arrête pas au château. Il fait élever à Assier une église aux dimensions princières, ceinte d'une frise historiée de cent mètres qui raconte ses conquêtes sur une centaine de panneaux — un ensemble sans équivalent en France. Sa chapelle funéraire, ajoutée peu après sa mort, abrite un sépulcre de marbre sous une voûte en étoile à seize branches, prouesse technique classée dès la première liste des monuments historiques en 1840. Un pigeonnier monumental de 2 300 boulins complète le domaine.
Le désastre survient en 1768. Le duc d'Uzès, descendant de l'unique héritière de Galiot, vend la majeure partie du château à des démolisseurs et marchands de matériaux. Il conserve l'aile ouest pour un usage agricole — c'est elle qui nous est parvenue.
Le monument appartient aujourd'hui au Centre des monuments nationaux. Il se visite : horaires, tarifs et conditions d'accès figurent sur cette fiche.
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