| Période(s) de construction | XIe, XIVe, XVIe |
| Époque(s) architecturale(s) | Gothique, Renaissance |
| Adresse | Pl. de la Congrégation, 56120 Josselin |
| Classement | Classé aux Monuments Historiques |
| Téléphone | 02 97 22 36 45 |
| Site internet | chateaudejosselin.com |
| Présence dans les guides | Lonely PlanetTripAdvisor |
Une première forteresse, bâtie en 1008 par le vicomte de Porthoët, est détruite en 1168 par Henri II Plantagenet. Au 12e siècle, construction d'une place forte renforcée au 14e siècle par une ligne de courtines reliant neuf tours. Entre 1490 et 1510, reconstruction du manoir d'habitation et édification de la façade Renaissance sur cour. En 1629, au cours de la lutte contre les Huguenots, Richelieu fait abattre le donjon. Aux 17e et 18e siècles, le château est délaissé puis utilisé comme prison. Vers 1760, destruction des tours flanquant la première porte. Restaurations au 19e siècle.
Le château de Josselin est situé sur la commune française de Josselin dans le département du Morbihan en région Bretagne.
La visite guidée traverse les salons du rez-de-chaussée, remaniés au XIXe siècle : la salle à manger, le grand salon et la bibliothèque, meublés et habités. La famille de Rohan possède Josselin depuis huit siècles et y réside toujours.
La façade sur cour est ce qu'il faut regarder de plus près. Élevée vers 1500 par Jean II de Rohan, elle déploie une dentelle de granit — accolades, pinacles, feuillages — où se lit partout la devise des Rohan : « A plus ».
Côté rivière, trois tours rondes rappellent la forteresse. Richelieu en fit abattre cinq des neuf, disant au duc de Rohan qu'il venait de jeter une belle boule dans son jeu de quilles.
Le musée des Poupées, installé dans les anciennes écuries, présente cinq cents pièces réunies par la famille depuis le XVIIe siècle.
Le vicomte de Porhoët fait élever une première forteresse au-dessus de l'Oust. Son fils Josselin lui donnera son nom.
Jean de Beaumanoir, capitaine de Josselin, affronte trente chevaliers anglais lors d'un duel collectif resté célèbre pendant la guerre de Succession de Bretagne. Les Bretons l'emportent.
Après la défaite bretonne de Saint-Aubin-du-Cormier, le roi de France fait raser une partie des fortifications. La façade sur cour, en gothique flamboyant, est élevée peu après par Jean II de Rohan.
Le cardinal ordonne la démolition de cinq des neuf tours. Il aurait dit au duc de Rohan : je viens de jeter une belle boule dans votre jeu de quilles. La famille de Rohan occupe le château depuis mille ans.
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